Environ 45 jeunes âgés de 14 à 17 ans, accompagnés d’une dizaine d’animateurs et d’intervenants de toutes sortes, sont venus à tour de rôle récupérer leur « certificat du coopérant ». Ce certificat visait à récompenser les efforts que les jeunes ont consentis après avoir offert durant l’été leurs services aux particuliers pour faire du ménage, des courses, du gardiennage, tondre le gazon, etc.
Le bal de clôture réunissait les CJS du Mile-End, du Plateau, d’Anjou et de Saint-Léonard. Seule celle de Rivière-des-Prairies brillait par son absence. « Ils ont annulé parce qu’apparemment la journée ne convenait pas», justifie l’organisatrice de la soirée et animatrice pour la Mile-End Lucie Deixonne.
Après la remise des certificats et de certaines distinctions par l’organisme Art’hum—organisme qui vise à « mettre l’art et les rencontres interculturelles au service du développement humain »—, tous les participants à la soirée ont été conviés à un buffet haïtien préparé par le restaurant Le Carillon tropical. Deux artistes ont pris la relève des animateurs et ont animé la soirée jusque vers 21h. Eddy Morris, du groupe les Micros Armés, a fait du « beatbox » et Mamadou, du groupe Sab Cie, a tenu le rôle du disc-jockey. La soirée ayant débuté à 18h s’est terminée avec de la danse vers 23h.
Une première réussite
Parallèlement à l’événement, les coopérants étaient appelés à participer à un vox-pop sur leur expérience devant une caméra. « Ils étaient dans une petite salle, précise Mme Deixonne. Le vox-pop s’est très bien passé. […] Apparemment ils ont tous pas mal participé. » Selon Elie-Rodrigue Bélogoun, président d’Art’hum, la vidéo qui en ressortira servira d’« outil de travail et d’évaluation qu’on va donner au Réseau » de la coopération du travail du Québec lors du prochain congrès en octobre. Rappelons que le Réseau chapeaute l’ensemble des CJS du Québec.
La soirée de clôture, qui en était à sa première édition, a été un franc succès selon ses organisateurs. Mme Deixonne et M. Bélogoun ont eu près d’un mois pour planifier cette soirée.
« J’avais peur que les gens s’ennuient parce qu’ils ne se connaissaient pas, dit Mme Deixonne. Je trouve [au contraire] que ca s’est vraiment bien passé. On a donné un questionnaire aux jeunes. On a regardé leur degré de satisfaction et c’était très favorable. Sur une échelle de 0 à 10, on en a eu un qui a répondu 6 et le reste c’est en haut de 8.
« On leur a demandé ce qu’ils voulaient […]. J’ai retenu deux événements pour l’année prochaine, dont un karaoké ou une danse commune », ajoute-t-elle. Dans un monde idéal, elle voudrait y convier les 17 CJS de l’île de Montréal.
