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Les saboteurs!

Steven Guilbeault
Publié le Décembre 15 2009
Publié le Avril 15 2010
Steven Guilbeault
Sujets :
Canada , États-Unis , Copenhague

C’est cette semaine (13-19 novembre) que s’amorce la phase cruciale des négociations à la conférence sur les changements climatiques. Les ministres de l’environnement, eux, sont arrivés ici samedi le 12. Les prochains jours seront marqués par la venue d’une centaine de chefs d’état dont le Président des États-Unis, Barack Obama. Malgré ce que prévoyaient les prophètes de malheur, le travail de la semaine dernière a débouché sur un texte officiel de négociation. C’est sur la base de ce texte que les « politiques » vont tenter de parvenir à un accord costaud. Donc, la situation progresse. Il reste beaucoup de travail à faire mais ça avance. Ce n’est malheureusement pas le cas du Canada. Le dimanche 13 décembre, le ministre canadien de l’environnement Jim Prentice a déclaré que la position du Canada n’était pas négociable. Tout le monde vient ici pour négocier mais le Canada, lui, déclare qu’il n’est pas question de le faire ! Au pays, les faits et gestes de ce gouvernement ne sont guère mieux : le 30 décembre, le gouvernement Harper a décidé de mettre fin au programme écoÉnergie, le seul programme national de soutien aux énergies renouvelables. Ce programme était pourtant très populaire : les projets soumis au programme fédéral dépassaient de presque trois fois les fonds disponibles. En conséquence de la mise au rancart de ce programme, le Canada sera un des seuls pays à se présenter à Copenhague sans le moindre programme de soutien aux énergies vertes renouvelables. En comparaison, le gouvernement fédéral a alloué 1,5 milliard de dollars à l’énergie nucléaire (650 millions en 2009) et au moins 1 milliard $ annuellement en crédits d’impôt pour les pétrolières des sables bitumineux. Sitôt arrivée à Copenhague, Madame Line Beauchamp (ministre québécoise de l’environnement), accompagnée de son homologue ontarien, a dit ceci : elle craint que l’intransigeance du gouvernement fédéral n’entraîne des conséquences fâcheuses pour les deux plus grandes économies du pays. Les pays qui donnent leur maximum pour contrer le réchauffement climatique pourraient être tentés d’imposer une taxe à l’importation sur les biens et services en provenance de pays qui ne veulent rien faire comme le Canada! Steven Guilbeault

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