Le Québec apparaît en bonne posture pour réaliser d’ici la période située entre 2008 et 2012 les objectifs de Kyoto, soit une réduction de ses émissions de GES de l’ordre de - 6% par rapport au niveau de 1990. Les dernières données disponibles (2006) indiquent une réduction marquée des émissions pour chacune des périodes suivantes : 2003, 2004, 2005. Bravo! Pour la période 2012-2020, les meilleurs scientifiques de la planète estiment que les émissions planétaires devront être réduites de 25 à 40%. C’est ce qu’il faudra pour éviter un dérapage climatique. Pour cette période, selon Mme Beauchamp, le Québec s’engagerait à des réductions se situant entre -10% et -20%. Pour ma part, je suis tout à fait convaincu que le Québec peut réduire ses émissions de GES, comme l’Europe, de - 20 à - 30 % d’ici 2020, toujours par rapport au niveau de 1990. Si on veut continuer sur notre belle lancée, il faudra s’attaquer au secteur des transports. C’est lui qui produisait le plus d’émissions de GES au Québec en 2006! Entre 1990 et 2006 les émissions du secteur des transports ont augmenté de 22%; celles du secteur industriel ont baissé de 7%. S’attaquer aux émissions du secteur des transports n’est possible qu’à la condition d’innover. Il est relativement plus difficile de développer le transport en commun en région, comparativement aux grands centres. N’empêche, des expériences fort intéressantes ont été menées à Rimouski; et au moins un projet a cours actuellement dans Lanaudière. L’ingénieur Pierre Langlois (auteur du livre ROULER SANS PÉTROLE) estime que la voiture électrique à moteur roue (inventée dans les laboratoires d’Hydro-Québec), nous permettrait de réduire les émissions des voitures de 80 à 90%! Tout ça va demander des sous. Déjà, le gouvernement du Québec impose une redevance de 1 cent le litre d’essence, donc environ 1 % du prix du litre et cette redevance permet de financer des projets de transports en commun et d’efficacité énergétique (chez les individus comme les entreprises) partout au Québec. Les bénéfices pour le Québec seront nombreux; un système de transport (des personnes, des biens et marchandises) et des entreprises plus efficaces, moins de pollution dans nos villes, une économie moderne, etc. Steven Guilbeault
Québec et l’après-Kyoto
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