Partout au pays où le français est parlé, on chialait. On gueulait. Partout ou l’on parlait français, ça râlait.
Ça nous rappelait Les Gens de l’air - version 2010.
L’absence de la langue et de la culture francophone d’Amérique nous faisait honte. Le Commissaire aux langues officielles Graham Fraser, qui s'était rendu sur les lieux, nous avait donné un signe à l’avance que ça irait mal.
Pire encore, après l’ouverture, le PDG des Jeux, l’unilingue John Furlong, lui qui n’avait seulement pousser qu’un pitoyable « bine-venoux » en français à l’ouverture, se promenait aux Jeux en disant que le français avait la place qu’il méritait, et qu’il n’avait pas l’intention de changer quoi que se soit à la cérémonie de clôture.
Les plaintes mouillaient au bureau du Commissaire Fraser.
Mais jour après jour les choses ont commencé à changer. On voyait de plus de signalisation en français, plus d’affiches bilingues, plus de français partout – même dans les pubs de La Baie et de Coca-Cola.
Difficile d’éviter le français certains jours quand la majorité de nos médaillés sont des athlètes francophones. On voyait même des athlètes anglophones donner des entrevues en français. C’est la nouvelle génération de l’immersion qui commence à faire son chemin.
C’était comme si Vancouver venait de découvrir l’autre langue et qui était la sienne. Le Canada pouvait gagner des médailles dans cette langue étrange -- de belles grosses médailles en or. « Quick ! Speak French to him! He won! »
Enfin, la clôture – un magnifique spectacle dans les deux langues officielles, comme cela aurait dû être dès le début.
Le Commissaire Fraser a perdu son air triste. « J’ai été impressionné par le déroulement des choses, » a-t-il confié à un ami.
Fraser a toutefois une centaine de plaintes à examiner sur son pupitre, mais la plupart portent sur la cérémonie d’ouverture.
Des fois, quand on fait du bruit, on se fait entendre.
Le seul problème, c’est toujours à recommencer.
Vancouver commence à parler français
Les Jeux Olympiques ont bien mal commencé en raison de l’absence quasi-complète du français lors des cérémonies d’ouverture.
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