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Haïti : Harper recherche la publicité

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Haïti : Harper recherche la publicité

Richard Cléroux
Publié le Février 6 2010
Publié le Avril 15 2010
Richard Cléroux

Il y a une certaine nervosité chez Stephen Harper.

Sujets :
Conseil des ministres , Haïti , Ottawa , Montréal

C’est pourquoi cette semaine il a fait quelque chose qu’il n’ait pas fait depuis quatre ans comme Premier ministre.

Il a invité les médias au conseil des ministres pour une séance de photos. Il voulait leur montrer que même s’il a fermé le parlement au mois de décembre, son gouvernement continue à travailler.

Un geste parmi d’autres pour reprendre du poil de la bête. Car ça va mal pour Harper dans les sondages.

Les libéraux ont rattrapé les bleus depuis les trois derniers sondages. S’il avait eu des élections cette semaine, les libéraux auraient passé de justesse devant ses conservateurs. Une première en 15 mois. Si ça ne fait pas peur, ça fait au moins réfléchir.

Un sondage Harris-Decima aujourd’hui indique que 39% des répondants estime que le gouvernement n’a pas travaillé de façon efficace depuis la fermeture du parlement.

Harper fait tout pour avoir plus de couverture médiatique. Lui qui a toujours détesté les médias.

Ses ministres tiennent des conférences de presse même quand ils n'ont rien à annoncer. Un ministre a même re-annoncé le même octroi de 296 millions $ pour Haïti. La première fois c’était le 2 juillet dernier.

Pour faciliter les séances de prise d’images de ses ministres avec des rescapés du tremblement de terre, les avions militaires transportant les réfugiés haïtiens arrivaient à Ottawa et non à Montréal, même si la grande partie de la communauté haïtienne habite la Métropole.

Mais ces efforts médiatiques n’ont pas donné fruit. Les Canadiens boudent ses efforts pour Haïti. C’était comme si les Canadiens s’étaient dit : « N’importe quel autre gouvernement aurait fait la même chose, dans les circonstances. »

En plus, le Premier ministre Jean Charest et Harper ont eu un différend sur l’immigration. Charest souhaitait que le Canada permette aux Haïtiens-canadiens de parrainer leurs frères, sœurs et enfants-adultes.

Le ministre fédéral de l’Immigration, Jason Kenney, n’était pas d’accord : seulement les parents, grands-parents et les enfants de moins de 18 ans. Plus que ça serait un dangereux précédent. Ironie du sort, la définition de la famille est rapetissée par le parti même qui s’en fait le grand défenseur.

Mais Charest a réglé son problème. Il a utilisé une clause dans la Loi de l’immigration de 1991 qui permet à la famille élargie de faire une demande d’immigration directement au Québec. Question close.

Pendant ce temps, l’espoir des conservateurs de bien paraître auprès de la communauté haïtienne s’amenuise.

Quand ça va mal !

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