La décision est tombée à la dernière minute, après l’annonce que le Président Barak Obama serait au sommet de l’ONU pour participer à la conférence sur le réchauffement de la planète.
Il est devenu pas-mal « sorteux » notre premier ministre, pour un gars qui ne connaissait très peu du monde étranger avant de devenir premier ministre.
On ne sait toujours pas si Harper tentera de saboter la conférence de Copenhague comme il avait fait au dernier sommet sur l’accord de Kyoto.
De toute façon, on ne doit pas s’attendre pas à grand chose de Harper sur les questions de réchauffement de la planète, lui qui n’a jamais caché sa sensibilité aux pétrolières d’Alberta.
Il ne faut surtout pas s’attendre de le voir militer en faveur d’un accord contraignant les gaz à effet de serre, que bien d’autres leaders proposeront. Cela ne plairait pas du tout à l’Alberta.
Pas question non plus de dévoiler d’avance quelle sera la position du Canada à la conférence. Harper dit seulement qu’il marchera au pas avec les États-Unis. Quelques pas en arrière, bien sûr.
Pour lui le Canada doit avoir une politique énergétique semblable à celle de nos voisins du sud afin de simplifier les choses pour les grandes pétrolières.
D’ailleurs, pour elles, c’est beaucoup plus facile de respecter une seule et unique politique énergétique continentale, préférablement une qui est à la fois volontaire et sans dents.
Les dirigeants des pétrolières vous diront que les choses sont tellement bien mieux gérées à partir de New York et du Texas que d’Ottawa.
Les « spineux » du bureau de Harper en ont profité de l’annonce pour nous souffler une bourrasque de partisanerie.
Ils ont choisit le moment précis jeudi matin qu’Ignatieff, de passage à Québec, dévoilait sa politique environnementale pour nous annoncer la participation du Premier ministre au sommet de Copenhague. Question de distraire les médias et de voler la vedette à Ignatieff. C’était une réussite, comme d’habitude.
C’est comme ça se font les choses chez Harper depuis quatre ans. Tout est partisanerie. Même l’environnement. Harper ne peut s’en empêcher. Il est comme ça. Il l’a toujours été.
Quant à Ignatieff, il a promis d’un ton monotone et solennel,à sa façon habituelle, qu’un gouvernement libéral s’engagerait à limiter le réchauffement planétaire à une augmentation de seulement deux degrés Celsius d’ici l’an 2050, et deuxièment, qu’il mettrait en place un système de quotas et d’échange de droits d’émission de carbone.
C’est quelque chose que très peu de gens comprennent, mais que les pétrolières aiment beaucoup. Donc ça passe.
Les conservateurs de Harper ont sensiblement la même position, sauf que leur affaire est volontaire, ce qui plait beaucoup plus aux pétrolières qui les appuient toujours si fidèlement.
Ignatieff n’avait pas un seul mot à dire sur la fameuse « taxe sur le carbone» de son prédécesseur Stéphane Dion. Fin la taxe, une fois pour toutes.
Ignatieff n'avait pas un bon mot à dire sur Harper. "Il a fallu qu'il se fasse traîner à Copenhague par le président des États Unis" a-t-il dit.
Le leader du Bloc Québécois Gilles Duceppe s’est montré peu impressionné par ces deux adversaires qu'il perçoit comme étant à la remorque des grandes pétrolières d’Alberta.
« Ils ont tous deux dits qu’il ne fallait pas toucher aux sables bitumineux. » Pour Duceppe, cela veut tout dire.
Quant à la visite de Harper à Copenhague, Duceppe a ajouté : « Harper ne va pas là comme premier ministre. Il va là comme agent d’affaires des pétrolières. »
Ayoye!
Le commis-voyageur de Copenhague
Le Premier ministre Stephen Harper fait une volte-face et décide d’aller au sommet de Copenhague.
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