Ses paroles devant une centaine de militants Conservateurs récemment à Sault Ste-Marie ont été captées à son insus sur vidéo par un jeune étudiant, Justin Tetreault.
Le vidéo explosif s’est vite retrouvé dans les mains du parti Libéral qui l'a remis au réseau CBC pour diffusion. On connaît maintenant Harper pour qu'il est vraiment.
Dans son discours Harper traite les juges, les sénateurs et les fonctionnaires nommés sous le régime des Libéraux, d’ « idéologues gauchistes. »
Par hazard, quelques jours plus tard, Harper, fidèle à sa parole, a nommé un nouveau juge en chef de la Cour fédérale d’appel. Il s’agit de Pierre Blais, un ancien ministre dans le gouvernement Mulroney. Personne n’accusera le juge Blais d’être un « idéologue gauchiste. »
Harper s’est venté au siens d’avoir aboli le programme de contestation judiciaire qui permettaient aux femmes, aux invalides et aux gais un recours contre les allégations d’abus du gouvernement Harper.
Son amertume envers les tribunaux se comprend bien. Ça fait trois causes de fil que Harper perd en cour fédérale – le retour d’Omar Khadr de Cuba, le retour d’Abousfian Abdelrazik du Soudan, et la clémence pour le tueur Ronald Smith aux États-Unis. Les juges 3; Harper 0.
Ce dont il est le plus fier, a-t-il ajouté, est d’avoir dépensé des milliards de plus sur les militaires, qui le méritaient bien. Pas un mot sur les sans emplois, les pauvres, ni les étudiants décrocheurs.
Harper a affirmé qu’il s’attend gagner une majorité aux prochaines élections. C’est très atteignable cette fois, a-t-il dit. « Nous sommes les mieux préparés, les mieux financés, et nous avons la meilleure organisation. » Son auditoire était en extase.
Harper a déjà 143 députés aux Communes. Il ne lui manque que 11 de plus pour atteindre le chiffre majoritaire de 154.
Sans une majorité aux prochaines élections, ça serait les Libéraux qui prendraient le pouvoir avec l'appui « des socialistes et des séparatistes » Harper a dit, une référence au NPD et au Bloc Québécois.
Harper avait fait des commentaires semblables vers la fin de la campagne électorale de 2006. Cette sortie mal avisée lui avait coûté sa majorité. L'électorat avait eu peur de ce qu’un Harper majoritaire pourrait faire. Plusieurs d’eux l’ont fuient à la dernière minute.
Le Libéral Michael Ignatieff avait des commentaires : « Il y a deux sortes de Harper, et le vrai sort toujours lorsqu'il pense qu'il ne serait pas entendu publiquement. »
Le Parti Libéral est allé plus loin dans un communiqué en peu plus tard, en prédisant que si majoritaire, Harper remplira les tribunaux de juges qui partagent son idéologie de droite.
Le critique NPD en matière de justice, Joe Comartin, a demandé une excuse publique aux des juges de la Cour fédérale.
Il est évident que le mal est fait, peu importe que Harper s'excuse ou non. Reste à voir, si l’affaire aura des répercussions lors des élections.
On ne sait jamais. Qui aurait cru que sa sortie à Saskatoon contre les gens riches qui assistent à des soirées bénéfices lui aurait coûté si cher la dernière fois?
La gaffe à Harper
Stephen Harper ne s’y attendait jamais.
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