Petite chronique de canicule, fait chaud, fait collant… Que j’en vois un se plaindre et je lui rappelle que nous sommes plus près de Noël 2010 que de Noël 2009… Dans moins de six mois, on mange du cipaille pis on se fait des cadeaux! Alors, suons!
Petite chronique du tout et du rien, du manger frais et du boire glacé. Je ne suis pas encore tout à fait assez vieux pour être accablé par la chaleur, mais si tel était le cas j’irais m’écraser sous un arbre, les pieds dans un bassin rempli d’eau fraîche. Technique développée avec Baldwin, pendant l’été 2001. Il y avait eu une bonne canicule. Une vraie. Nous, on avait trouvé le truc : deux vieilles chaises d’écolier dans le ruisseau sur lesquelles on allait se poser le fondement, les deux pieds dans l’eau fraîche, une petite bière à la main, un gros joint, et hop! le temps faisant son œuvre : on arrêtait de suer.
L’été 2001, c’était Baldwin beach!
Quoi d’autre? Ah oui, j’ai fini mon prochain roman! Très hâte de l’avoir en main. Mi-août; un roman pour la fête des chats! (mi-août, miaou, faut tout vous dire!)
Aussi, me suis plié en quatre de rire en lisant le Happy girls, de Zep (Delcourt). Vous savez, le gars qui fait Titeuf? Non? Ben vous ratez quelque chose… Ruez-vous sur Happy girls. Faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça! Zep ne casse rien question dessin. Nous sommes à l’école belge, ligne claire et gros nez, mais, mais, mais : l’idée, l’humour, la précision du regard sur notre monde… Six dessins par gag, et tout qui tourne autour de cet adolescent boutonneux qui se cherche une blonde, qui fantasme et qui est d’une maladresse à la fois touchante et ridicule.
Un exemple : le gars apprend à jouer de la guitare devant son miroir. Il s’entraîne parce que « la guitare, ça fait complètement craquer les filles… » Il se pointe finalement dans une fête avec sa gratte, joue pour mettre de l’ambiance, jusqu’à ce qu’il réalise que tout le monde frenche sauf lui. Dernier dessin, le gars marche, penaud, seul, son "case" de guitare à la main, un chat inquiet le regarde passer, et le texte final : « Je crois que je vais plutôt prendre des cours de roulage de pelle pour animer les soirées de guitaristes. »
Moi ça me fait rire. Me rappelle l’innocence de mes 14 ans… Ah, nostalgie… C’était l’été, les festivals n’existaient pas, on passait notre temps à essayer d’embrasser les filles. On allait se baigner à la baie des tout-nus… Y’avait pas de vigile, pas de ti-poulets jaunes partout… Pas d’Internet, pas de Twitter ni de Facebook, ni même de journaux web comme celui-ci. Quand on voulait s’exprimer, on prenait une guitare et on partait un groupe. Ça marchait presque jamais, mais au moins, on avait l’impression de.
Selon Le Devoir, Fides serait à vendre. Signe des temps? Fides, c’est quand même le fond littéraire le plus impressionnant au Québec, une de nos institution, quoi… Plus de 2000 titres au catalogue. Non pas que je pense qu’il faille absolument conserver nos institutions les plus anciennes, non, mais ça reste un signe des temps, je crois. Des maisons poussent, d’autres tombent, changent à la fois de main ou d’orientation. J’ai l’impression que plusieurs autres nouvelles comme celle-ci tomberont d’ici quelques années. Et si Fides est vendu, ne reste à espérer le respect de la maison par l’acheteur. Certains sont meilleurs que d’autres, il va sans dire…