Ce drôle d'oiseau originaire de Témiscouata et diplômé en sciences politiques (eh oui!) parle plutôt de conservation de la culture musicale du Québec. Comment cesser de fumer, comment parler au gibier sur des rythmes endiablés connus, méconnus ou inconnus: voilà un cocktail musical aux thématiques éclatées qui ne manque pas de créer un effet-surprise chez l’auditeur et d'inévitablement chatouiller ses habitudes musicales.
Depuis qu'il a osé faire tourner ses premières galettes de country poussiéreux, démo maison et autres inclassables de la musique du Québec sur les ondes de CISM, la radio de l'Université de Montréal, sa popularité n'a cessé de croître. Il a maintenant fait son nid chez Paul Arcand, à Infoman, à Musique Plus, à La Presse, entre autres.
« Je suis rediffusé dans six ou sept endroits, dont Yellowknife, c'est comme ça que j'ai appris qu'il y vivait une petite communauté francophone, et même à Toulouse! », s'étonne-t-il encore.
Sa popularité est couplée d'un solide réseau social qui lui permet de recueillir du matériel audio unique que lui font parvenir ses nombreux fans. « Grâce à la force des technologies, les gens partagent avec moi leurs "plaisirs coupables". C'est comme ça que je me suis rendu compte que j'étais loin d'être le seul à être fasciné par le vieux country ou encore les chansons du terroir », résume l'animateur de 36 ans.
Et, en tout temps, MC Gilles reste fidèle à lui-même. « Je me fous d'être "in"! Le kitsch, c'est avant tout l'art de ne pas se prendre au sérieux! »
MC présente sa Susan BoyleParmi les belles découvertes du maître de cérémonie, trône l'infirmière de 72 ans, Marguerite Bilodeau, qui raconte comme pas une les aléas de son métier. « Céline ou Garou n'auraient jamais pu chanter quelque chose d'aussi authentique sur la vie d'infirmière! »
« Parfois, on pense que je ris des gens que je fais tourner. C'est pourtant le contraire: ces artistes me touchent et oui, ils peuvent aussi me faire rire, mais je ne juge pas ce qu'ils font. J'y vais avec l'émotion que je ressens », dit-il.
« Je m'intéresse à la culture populaire. Peut-être que je choque. Si on prend une poivrière en petit Jésus, pour un catholique pratiquant, ce peut être blessant, alors que moi, je trouve ça tout simplement drôle. »
Même chose pour les artistes qu'il met à son palmarès. Pour la plupart, ils dénotent d'un sens de l'autodérision assez développé, ajoute-t-il. Le côté positif dans le quétaine...




