Mais ce n’est là qu'un seul côté de la médaille, car en plein cœur de ce centre économique, on trouve entre 8 000 et 10 000 itinérants toute l’année. « L’arrondissement a aussi le taux de décrochage scolaire le plus important, non pas au Québec, mais au Canada. Il y a des antagonismes énormes », précise M. Silès.
C’est à la suite de ces constatations que la SDSVM a été créée, en août 2008, avec pour mission de trouver de nouvelles solutions aux problématiques de l’arrondissement.
« Le centre-ville est en train de changer. Des anciennes usines, des imprimeries qui étaient vides deviennent des condos et des lofts de luxe », continue le directeur. Mais la situation dans la rue reste la même, l’itinérance n’étant qu’un seul des problèmes du quartier.
La Société a donc initié des alliances entre des entreprises et des organismes à but non lucratif du centre-ville pour aider des personnes défavorisées à s’en sortir. Un partenariat entre le programme TAPAJ, géré par l’organisme communautaire Spectre de rue, et l’École de technologie supérieure a été mis sur pied pour offrir des emplois parrainés. « C’est un projet pilote qui permet aux jeunes d’avoir la possibilité d’acquérir une expérience, quelque chose à marquer sur leur CV tout en ayant du mentorat derrière », explique M. Silès.
Un projet entre le programme d’éducation juridique de la Faculté de droit de l'Université McGill et l’école secondaire Pierre-Dupuy a également été instauré pour contrer le grand taux de décrochage scolaire dans le quartier Sainte-Marie. Quatre bénévoles en droit organisent des discussions sur la justice sociale dans deux classes de secondaire III, qui se rendent ensuite à McGill pour rencontrer des étudiants et des professeurs, et découvrir l’univers universitaire.
Même si les problèmes de pauvreté et d’itinérance dépassent les frontières de l’arrondissement Ville-Marie, la SDSVM veut prouver que des actions locales à petite échelle peuvent, à elles seules, largement améliorer les conditions de vie de personnes défavorisées. Plus qu’en faisant des dons à des organismes, les entreprises ont le pouvoir de jouer un rôle important en intégrant des projets de réinsertion sociale dans leur devoir corporatif.
Mis sur pied en 2008 @RSes objectifs: Soutenir 1 à 2 projets par année dans chaque axe d’intervention Développer ou créer des services directs d’aide aux plus démunies Toucher de 300 à 600 personnes démunies par année www.sdsvm.ca




